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16/05/2013

La crise accélère la hausse des inégalités

The-Rich-Get-Richer-Income-Inequality[1].jpgLes dernières données sur les inégalités rendues publiques par l'OCDE dressent un tableau terrible de l'évolution des économies développées.

Hausse continue depuis 40 ans, accrue depuis 2008

La hausse des inégalités, continue dans les pays développés depuis le milieu des années 1970, s'est accélérée depuis le début de la crise. C'est ce que conclut l'OCDE dans ses derniers résultats publiés, qui compilent des données allant jusqu'en 2010.

Les inégalités de revenu se sont ainsi davantage creusées dans les trois premières années de la crise (2008-2010) que dans les douze années précédentes.

Consulter gratuitement en ligne : le rapport, les données et graphiques du rapport et la base de données sur la distribution des revenus.

Infographie en fin d'article.

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09:16 Publié dans Économie, Question sociale | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : inégalités, ocde, islande |

13/05/2013

Combien les congés payés coûtent-ils à l'économie ?

Sous ce titre volontairement provocateur, La Brèche revient sur les débats récurrents quant au supposé effet négatif des jours fériés sur la croissance. Ou comment, subrepticement, la mentalité droitière s’attaque à l’héritage des luttes sociales et, au-delà des jours fériés, vise les congés payés dans leur ensemble, au mépris des travailleurs comme d'ailleurs de l'économie.

Paresse[1].jpgUn alarmisme aussi général qu'injustifié

« Ce que coûtent les ponts de mai coûtent à l’économie française » (Challenges/Nouvelobs), « Jours fériés, ponts de mai : ce qu'ils coûtent à l'économie » (L’Expansion/L’Express), « Jours fériés et ponts de mai : une facture de 2 milliards d'euros » (La Dépêche du midi) (et d’autres articles encore dans Le Figaro, le JDD, La Tribune...). La presse française, de droite comme de gauche, manifeste à de rares exceptions près une véritable obsession pour le coût supposé des jours fériés pour l'activité économique.

La rhétorique est implacable : les ponts et jours fériés auraient un impact décisif, et entraîneraient un « manque à gagner » chiffré à 0,1 point de PIB en 2013, soit 2 milliards d’euros. Suivent déplorations quant au pauvre sort des entreprises forcées « de se livrer à quelques acrobaties calendaires » pour organiser un travail désorganisé par ces néfastes jours fériés. Coup de grâce : c’est une étude INSEE qui affirmerait l’existence de ce « manque à gagner ». Ou comment chercher une caution théorique à un discours idéologiquement marqué (mais on y reviendra d'ici quelques lignes).

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09:49 Publié dans Économie, Question sociale | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : congés payés, jours fériés, 1er mai, productivité |

08/05/2013

La France et la reproduction sociale : une société immobile ?

livres,camille peugny

Après le vif succès du Déclassement en 2009, Camille Peugny choisit dans Le destin au berceau de remettre sur le métier un thème abondamment traité mais finalement rarement actualisé : la question de la reproduction sociale et, surtout, de sa persistance voire de son renforcement dans les décennies récentes.

La fausse mobilité sociale française

Tout le monde ou presque connaît, a entendu citer, a lu, les ouvrages certes majeurs de Bourdieu et Passeron, Les héritiers (1964) et La reproduction (1970), classiques sociologiques hélas trahis par leur âge, et qui ont contribué à donner au thème de la reproduction sociale en France un caractère presque poussiéreux, décidément soixante-huitard. Aussi croit-on et dit-on que les hypothétiques Trente glorieuses de Fourastié auraient atténué le phénomène de reproduction. Comme la société américaine, qui derrière le mythe du self made man est l'une des plus figées parmi les pays occidentaux (voir ici et ), la société française continue de reproduire les inégalités, de génération en génération. Sept enfants d'ouvrier sur dix exercent eux-mêmes des emplois d'exécution, une proportion qui a très peu évolué depuis trente ans.

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03/05/2013

Des complots partout !

Deux ouvrages récents s’efforcent de comprendre et d’analyser la floraison contemporaine des théories du complot et le renouveau d’un imaginaire conspirationniste, héritier direct de la première moitié du XXe siècle. Comment la « société de la connaissance » peut-elle céder aux chimères les plus absurdes ?

conspirationnisme,pierre-andré taguieff,gérald bronnerUne épidémie conspirationniste

C'est devenu une règle: il n’est quasiment plus un événement significatif qui ne donne aujourd’hui naissance à diverses théories fumeuses. Et plus l’événement est grave, plus les théories sont élaborées, plus les complots supposés voient eux-mêmes leur envergure s’étendre. Récemment, les attentats de Boston en furent de nouveau l’exemple : dans les heures qui suivirent, et alors que les suspects étaient encore recherchés, les théories du complot apparaissaient déjà, soulignant de supposées incohérences de la « version officielle » (expression qui laisse à elle seule toujours supposer une version plus sincère) et faisant l'hypothèse de différents degrés de culpabilité des services secrets et du gouvernement américain.

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08/03/2013

Non-recours : ces droits sociaux bafoués en silence

livres, non-recours, RSA, CMU

Un recueil d’articles sur un thème méconnu révèle l’ampleur colossale du non-recours aux droits sociaux, et les dangers que ce mal fait courir au pacte social français et à ses objectifs principaux.

Poids financier : le double de la fraude

Y a-t-il dans le champ des politiques sociales débat plus récurrent ces dernières années que celui de la fraude et des « fraudeurs », les « assistés » et les « tricheurs » qui mettraient à mal le modèle social français par leurs arnaques ? Un sujet mieux popularisé ? « Fraudeurs et tricheurs : leurs arnaques nous coûtent des milliards » titrait encore un grand magazine dit d’investigation sur M6, il y a quelques jours. « Ces Français qui fraudent coûtent 60 milliards d'euros à l'État. Presqu'autant que le déficit annuel de la sécurité sociale ! » Le ton est donné : sus aux fraudeurs !

Et pourtant, l’ODENORE, observatoire universitaire rattaché au laboratoire « Politiques publiques, Action politique, Territoires » du CNRS, à l’IEP de Grenoble et à la Maison des Sciences de l’Homme-Alpes (unité CNRS), et dont les travaux sont consultables sur son site internet, propose de rompre avec les termes du débat en traitant de cet « envers » de la fraude, indissociable et tout aussi insoutenable : le non-recours aux droits sociaux. Reprenons les chiffres. La fraude sociale en France représente environ 20 Md€ par an (contre 25 Md€ environ de fraude fiscale), dont 3 à 4 Md€ de fraude aux prestations (soit environ 1% des versements, le reste étant de la fraude aux prélèvements qui représente autour de 4% des cotisations). Par comparaison, les sommes représentées par le non-recours donnent le vertige puisqu’elles s’élèvent à 10 Md€ environ : 5,3 Md€ de RSA non versé à ses bénéficiaires légitimes, et 4,7 Md€ de rappels de droits de prestations familiales et logement.

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09:09 Publié dans Question sociale | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : livres, non-recours, rsa, cmu |

 
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