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26/09/2011

Comment Internet change(ra) l'Afrique

tunisie.jpgLe sujet avait fasciné les médias occidentaux à l'occasion des mouvements d'Afrique du nord de l'hiver 2010-2011. Puis, l'engouement pour l'idée d'une révolution globale menée depuis les écrans d'ordinateur s'est apaisé. Pourtant, plus que jamais, les enjeux liés à Internet en Afrique sont élevés en ce moment, du fait des progrès spectaculaires du réseau mondial sur le continent africain, mais aussi parce que la politique africaine se saisit aujourd'hui réellement d'Internet.

L’Afrique des Révolutions 2.0

Déjà en Iran, lors des protestations qui ont suivi les élections présidentielles de 2009, Internet avait joué un rôle majeur, à tel point qu’on a parfois parlé d’une « Révolution Twitter ». Si la force de la mobilisation sur Internet avait à l’époque étonné les observateurs et désarçonné passagèrement le pouvoir, le fait même n’avait rien de surprenant. L’Iran est en effet un pays très développé du point de vue de l’équipement informatique et de son usage, près de la moitié de la population y utilise aujourd’hui Internet (soit un taux de pénétration de 46,9 % pour une moyenne mondiale de 30,2 %), ce qui représente plus de 33 millions d’Iraniens. Le nombre de blogs iraniens fait depuis déjà des années beaucoup parler, et avait incité dès 2006 le président Ahmadinejad à créer son propre blog.

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09:23 Publié dans Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cameroun, afrique, internet, tunisie, égypte |

18/07/2011

2010-2012 : Des années de ruptures en Afrique subsaharienne ?

carte Afrique.jpgParallèlement aux printemps arabes, l'Afrique subsaharienne, elle, voit se suivre des élections présidentielles, dans de nombreux pays depuis la fin 2010. Ces élections peuvent-elles, comme les révolutions en Tunisie ou en Égypte, changer le cours de l'histoire et amener des régimes politiques à changer ? Le nouveau contexte né de ces événements incitera-t-il les nouveaux élus à infléchir leurs choix ? Au Sénégal et au Cameroun, deux situations pré-électorales distinctes se révèlent instructives, et montrent pour le premier une forte pression politique interne, et pour l’autre une pression principalement externe.

Le Sénégal dit : « Y’en a marre ! »

« Y’en a marre! » : ces mots scandés par les Sénégalais lors de manifestations contre la politique de leur président, Abdoulaye Wade, témoignent de leur exaspération. Les manifestants dénoncent des inégalités croissantes et la dégradation de leurs conditions de vie (délestages* incessants, coût élevé des denrées de première nécessité, chômage des jeunes diplômés). Depuis la manifestation du 23 juin 2011, autorisée par le pouvoir en place, le pays est en proie aux troubles.

Les événements ont commencé lorsque le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a émis le souhait de modifier la Constitution, plus précisement la procédure électorale. Cette modification prévoyait que seulement 25% des voix suffisaient à l’élection du Président de la République au premier tour, et créait un ticket Président/Vice-président, à l'américaine, le Vice-président remplaçant le Président en cas de décès ou de démission. La réforme aurait surtout facilité la réélection de Wade pour un troisième mandat, et créé les conditions politiques favorables à ce que son fils, Karim Wade, lui succède. Face à la détermination des manifestants Abdoulaye Wade a abandonné ce projet. Toutefois, cette décision n’a pas apaisé les tensions car la convergence des revendications sociales et politiques durcit le mouvement.

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09:30 Publié dans Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cameroun, sénégal, wade, biya, afrique |

 
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