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01/10/2013

Actualité du théâtre engagé (6)

La saison 2013-2014 s'ouvre par un automne très riche en productions engagées par leur rapport au public et par leur propos. Outre le très recommandable Antiteatre de Fassbinder par Gwenaël Morin, au Théâtre de la Bastille (jusqu'au 13 octobre), voici un petit tour d'horizon...

perturbation.jpgBernhard / Lupa, perturbante Perturbation

Le théâtre de la Colline a décidé d'un hommage à Thomas Bernhard en cet automne avec deux adaptations théâtrales : Des arbres à abattre dont la dernière avait lieu le 28 septembre, et Perturbation, dont les représentations viennent de débuter dans l'adaptation et mise en scène du Polonais Krystian Lupa, habitué de l'œuvre de Bernhard.

Le roman concis de Bernhard est ici transformé en une errance de 4h30 à travers son œuvre. Se plaisant à perdre le spectateur dans un dispositif scénique mêlant d'habiles plateaux mobiles sur une large scène presque nue, et de la vidéo, avec des acteurs dont les voix murmurent, s'éteignent, se superposent, Lupa offre sa propre recherche au risque d'oublier l'œuvre. Une proposition qui nourrit la controverse en cette rentrée chargée.

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25/09/2013

Antiteatre, Fassbinder selon Gwenaël Morin

théâtre, gwenaël morinActualité du théâtre engagé (5)

« antiteater » (sans majuscule) : c'est le nom du groupe théâtral formé par Rainer Werner Fassbinder en 1968 (sur la base de l'Action-Theater préexistant). Nom-slogan, le mot ne recouvre ni une théorie, ni un courant, ni quelque principe, mais plutôt le refus de toute théorie, de tout courant, de tout principe. Le programme des premières représentations de l'antiteater offrait ainsi aux spectateurs des équations telles que : « antiteater = ensemble de l'Action-Theater », « antiteater = théâtre socialiste », « antiteater = information », multipliant les formules, incitant les spectateurs à les poursuivre, pour mieux affirmer l'inexistence de toute définition, de tout cadre.

C'est tout naturellement que Gwenaël Morin a repris l'appellation Antiteatre pour les représentations de quatre pièces de Fassbinder par ses comédiens, première étape d'une intégrale projetée. Sont ainsi présentées en alternance ou en intégrale selon les jours, Anarchie en Bavière (1969), Liberté à Brême (1971), Le village en flammes (1970) et Gouttes dans l'océan (1966). L'appréciation suivante est dressée après avoir assisté au dyptique Anarchie en Bavière et Liberté à Brême, et ne peut tenir de commentaire quant aux représentations du Village en flammes, dénonciation de l'absolutisme d'un roi d'Espagne qui dissimule très peu l'impérialisme américain au Vietnam, et de Gouttes dans l'océan, pièce de jeunesse dont le potentiel de provocation est devenu d'autant plus limité que son thème, la vie d'un couple homosexuel, ne conserve plus grand-chose de subversif.

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08:51 Publié dans Vie des formes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : théâtre, gwenaël morin, fassbinder |

 
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